MES ETAPES



samedi 26 octobre 2013

J21 - Sa 26/10/13 : Léon -> Villar de Mazarife (21,7 km par la Calzada)


Les 8 km de sortie de Léon jusqu’à Virgen del Camino ne présentent guère d’intérêt mais ne sont pas aussi déprimants que ce qu’on m’en avait dit. A la sortie de Virgen, il ne faut pas se tromper de chemin. Sur le macadam, des immenses inscriptions devenues illisibles avec le temps décrivent deux options, deux caminos possibles :

  • Tout droit, le “camino réal” ou chemin historique avec sa “senda de peregrinos”. Bruyante, monotonie assurée le long de la Nationale N-120.
  • A gauche, la “Calzada de los peregrinos”, peu fréquentée et traversant des paysages plus variés. 

Le choix n’est pas cornélien en ce qui me concerne. J’ai choisi : quiétude et diversité des paysages !

Le chemin est bordé d’immenses plaines herbeuses parsemées de buissons et entrecoupés de champs. De-ci, de-là des Bodegas, telles des maisons de trolls enterrées dont une, abandonnée, que nous visitons. Tout est resté dans l’état, figé, comme si un cataclysme imprévu avait surpris leurs occupants : une boite de sardines est ouverte sur la table, entourée de quelques bouteilles…

Il fait immensément gris ce matin et la bruine fait son apparition durant quelques dizaines de minutes. Il faudra presqu’attendre l’arrivée à Villar de Mazarife pour voir s’installer de manière durable un ciel bleu azur et le soleil que j’espère promis à un avenir radieux ces prochains jours…

En route, et sur la route, partout des flyers et des inscriptions ventant l’albergue “Tio Pepe”. Je me suis souvent fait la réflexion que la publicité était généralement nécessaire pour vendre un produit de piètre qualité alors qu’un produit d’excellente qualité n’a besoin que du bouche à oreille de personnes satisfaites… Aussi, ce ne sera pas chez “Tio Pepe” que je m’arrêterai mais à la “Casa de Jesus” dont plusieurs vents favorables m’ont vanté le bon accueil. Auberge de style sud-américain avec un patio, propre, un bar tenu par le proprio sympa… Que demander de plus ? Un vin un peu meilleur que le vinaigre proposé… mais peut-être suis-je tombé sur une mauvaise bouteille.


Peu de pèlerins, à peine une dizaine, ont du faire étape au village (quatre ici ce soir). A croire que la voie bruyante le long de la N-120 attire plus de monde…

Journée qui se termine par un brin de philosophie en parcourant les inscriptions sur les murs de l’auberge…

Soirée discussion avec Marin, une jeune allemande de 25 ans, muy simpatica !


vendredi 25 octobre 2013

J20 - Ve 25/10/13 : Mansilla de las Mulas -> Léon (19 km)

Petite étape de 19 km, histoire d’arriver tôt pour découvrir la très belle cité de Léon. L’entrée de la ville n’est pas aussi désagréable que celle de Burgos. Hébergement à la Residencia Universitaria Miguel de Unamuno qui propose près de la Cathédrale de petites chambres individuelles d’étudiants (15€/chambre).

Après quelques tapas bien arrosés dans le quartier de La Humeda, je fais une sieste… et les 30 minutes prévues se transforment en deux heures ! Je me réveille à 19h50, 10 minutes avant mon rendez-vous prévu avec David et Eduardo. Avec cette sieste, je n’ai rien pu découvrir de la ville mis à part la visite en arrivant ce matin de la Cathédrale (5€). David qui connait la ville pour y avoir travaillé m’emmène faire une visite éclair du centre… Ensuite, retour dans le Quartier de La Humeda pour savourer quelques spécialités et pinchos comme la morcilla, sorte de boudin noir au riz, la sopa de ajo (soupe à l’ail). Retour à 22h00 à l’Albergue… Nuit calme, sans ronfleurs. Normal, je partage la chambre qu’avec moi-même...

Bon à savoir :

Selon mon ami Jean “Le Monastère des Bénédictines est très bien placé en plein centre mais c'est une Caserne avec des dortoirs de 50 places et une fermeture à 21h30. C'est ennuyeux dans une ville comme ça, même si c'est propre et que l'on offre un petit déjeuner (sommaire). L'autre albergue, le municipal est loin du centre (...)”
J’ai résolu le problème en allant à la Residencia Universitaria Miguel de Unamuno qui, à quelques pas de la Cathédrale, propose de petites chambres individuelles d’étudiants (15€/chambre).

jeudi 24 octobre 2013

J19 - Jeudi 24/10/13 : El Burgo Ranero - Mansilla de las Mulas (23 km, par la Calzada)


La nuit passée à l’hôtel “El Peregrino” fut des plus reposantes… Après le petit-déjeuner nous nous préparons à nous mettre en route, bien décidé, moi, à ne plus suivre le Camino le long de la Nationale, mais bien la Calzada romana. Au départ de Burgo Ranero, il est possible de la rejoindre en se dirigeant vers la voie de chemin de fer. La gérante de l’hôtel nous le déconseille, trop d’eau et trop de boue sur les chemins, nous dit-elle... mais je soupçonne qu’elle ait plutôt intérêt à ce que les pèlerins empruntent le “Camino real” et pas cette voie alternative qui contourne Burgo Ranero. Commerce oblige ! Quoi qu’il en soit, je suis bien décidé à le faire, boue ou pas boue !

Eduardo et David décident de ne pas m’abandonner, solidarité pèlerine oblige... Le soleil offre un lever époustouflant mais de courte durée. Quel bonheur de m’être écouté aujourd’hui car la calzada est calme et de toute beauté. Trois heures durant, nous marchons sur cette large et longue chaussée romaine jusqu’à Reliegos.  

Une pause s’impose au bar d’Elvis, réputé sur le chemin. Cela tombe bien car il pleut à verse en arrivant. On ne sera pas déçu et la pluie aidant, nous y resterons près de 4 heures. Une dizaine de bières et de verre de vin plus tard, nous redémarrons l’esprit enveloppé dans une sorte de brume légère… 

Un peu plus d’une heure plus tard,  Mansilla de las Mulas est en vue. Sieste immédiate, l’effet soporifique des bières aidant… La suite s'enchaîne rapidement : repas léger, discussion avec une finlandaise…

Bon à savoir :
Privilégier la variante du Camino par la Calzada !
Étape indispensable : le bar d’Elvis à Reliegos.


mercredi 23 octobre 2013

J18 - Me 23/10/2013 : Terradillos de Los Templarios - El Burgo Ranero (43 km)


Hécatombe ! La sélection s’opère sur le chemin… Ce matin, les pèlerins tombent comme des mouches… Une dizaine de personnes ont chopé une gastro-entérite et sont obligées soit de prendre quelques jours de repos forcés, soit d’avancer, l’air hagard… En cause ? Vu le nombre de personnes contaminées, probablement une bactérie véhiculée dans l’eau de distribution d’une précédent gîte… David, Eduardo et moi y échappons pour le moment, probablement car depuis Fromista nous n’avons plus partagé les mêmes gîtes que la plupart d’entre-eux. Et pour nous en prémunir, nous décidons de prendre ce soir à El Burgo Ranero, une chambre au bien nommé hôtel “El Peregrino” (60€/3 pers -> 20€/pers), à quelques pas de l’Albergue municipale. Et quand ce n’est pas la gastro qui s’invite, c’est la forme physique qui ne tient plus la cadence, comme ces deux hollandais, frères et soeurs, croisés à plusieurs reprises et qui doivent arrêter, le frère ne pouvant plus mettre un pied devant l’autre...


Route monotone jusqu’à Sahagun où nous petit-déjeunons. Nous y croisons Louisa, une portugaise de Madère qui nous avait servi de guide interprète à Roncesvalles. Aujourd’hui, elle s’improvise accompagnatrice de malades de gastro-entérite…


À la sortie de la ville, sur le pont qui surplombe la rivière CEA, surprise :  ce que je pense être une jeune loutre se révélera plus tard être, sur base des photos, un vison. Mais lequel, car le vison d’Europe (Mustela lutreola), originellement présent dans la région, est en train de complètement disparaître devant l’avancée de son cousin, le vision américain (Neovison vison). L’animal se laisse observer à loisir du pont, passant dans les turbulences de la rivière à la recherche de sa pitance.


La suite s’annonce moins réjouissante. Pour éviter 5 km de plus dans les jambes, nous faisons le - mauvais - choix de ne pas prendre la Calzada qui m’avait pourtant été conseillée. Mal nous en prend car le résultat c’est que nous nous coltinons un long sentier, certes relativement calme malgré la présence de la route qui le jouxte et de l’autoroute toute proche… mais terriblement monotone. Je râle sur moi-même de ne pas faire “mon” chemin, de me laisser porter par le groupe… C’est décidé, demain, malgré les 3 ou 4 km supplémentaires et quelle que soit la météo, je rejoindrai la calzada et la suivrai, depuis el Burgo Ranero (ou je ferai étape aujourd’hui).


Seule consolation, dans les villages traversés la vision de quelques bâtisses en “adobe” (torchis). Eduardo m’explique que dans la région de nombreuses maisons sont chauffées par un système ancestral de chauffage dans le sol,  la Calefaction por suelo radiente connu ici sous le nom de “La Gloria”. Ce système est très ancien. Selon Wikipedia “ Ce mode de chauffage par le sol remonte, d'après l'étude des vestiges de l'Empire romain, au ive siècle av. J.-C., où certaines riches villas ainsi que les thermes possédaient un chauffage par le sol utilisant le principe de l'hypocauste. Ce procédé consiste à faire circuler dans des conduits sous le sol de l'air chaud ou de la vapeur.”.

http://www.lagacetadesalamanca.es/provincia/2012/10/26/calefaccion-central-tiempos-romanos/76000.html  (un sistema de calefacción que idearon los romanos y que tiene como ventajas su bajo coste y la alta eficiencia energética)


Soirée au bar de l’hôtel “El Peregrino” avec les deux Eduardos et David.

Bon à savoir : privilégier la variante du Camino par la Calzada !


mardi 22 octobre 2013

J17 - Ma 22/10/13 : Carron - Terradillos de Los Templarios (27km)


Sainte Claire ne nous sourit pas ce matin ! Notre nuit au Couvent de Santa-Clara n’aura pas suffit à éloigner les nuages et il pleuvra des cordes toute la journée. Probablement parce que “no hemos llevado huevos a las monjas de Santa Clara” (parce que nous n’avons pas apporté des oeufs au soeurs clarisses)… La tradition des oeufs offerts à Sainte Claire survit dans pas mal de pays d’Europe, y compris en Belgique, mon pays...

Le front de pluie annoncé s’abat sur la ville et est déjà la cause d'inondations en Galice et à Santiago. A la sortie du village se présente une route de galets, longue, longue... à n’en plus finir, telle une panaméricaine. Avec la pluie qui nous pousse, ce qui est sûr c’est qu’on avance, comme la légion : 6 km/h.

10h00. Après 18 km, pause bien méritée au bar de Calzadilla de la Cueza, je suis trempé jusqu’aux os. Le bar du village devient le refuge de tous les pèlerins du chemin… Profitant d’une accalmie, 1 heure plus tard, nous redémarrons pour une dernière ligne droite, moins droite toutefois que la précédente, de 9 km pour Terradillos de Los Templarios.

Nombreuses maisons en adobe dans les villages traversés… Direction l’Albergue privée Jacques de Molay. L’après-midi passe rapidement entre repas à l’auberge, sieste… Mauvaise surprise, Eduardo trouve deux chinches (punaises) dans les couvertures… Les seules que nous verrons ici.

Bon à savoir :

Albergue privée Jacques de Molay (8€ lits superposés - 10€/lits simples dans chambre de 2 ou trois).

Plus d’infos sur la tradition des oeufs à la Sainte-Claire :


lundi 21 octobre 2013

J16 - Lu 21/10/13 : Fromista - Carrion de los Condes (21 km)

Nuit entrecoupée par divers réveils dus aux ronfleurs qui m’entourent. 4h00 du mat, je ne dors plus, Facebook et mes amis se rappellent à moi… 7h00, départ dans la nuit avec David, non sans un petit-dej préalable dans un bar du village. La sortie de la ville se fait le long d’une grande nationale sur quelques km avant que deux déviations nous permettent de la quitter, l’une contournant le camino routier vers Villovieco, l’autre longeant le rio avant de retomber sur la route. Étape sans grande difficulté, arrivée vers midi. On aimerait continuer car, après 15 jours de marche, 20 km c’est peu pour remplir une journée de pèlerin. Mais continuer impliquerait de faire 17 km supplémentaires jusqu’à Calzadilla de la Cueza ce qui me semble trop pour une journée normale.


Nous retrouvons Eduardo, arrivé plus tôt à l’Albergue Santa Clara des soeurs clarisses, cloîtrées. Cloîtrées, elles le sont et l’hospitaliero portier ne peut leur adresser la parole que par une fenêtre voilée. Nous retrouvons également “Eduardo le colombien”, déjà croisé quelques jours auparavant.


Un après-midi à tuer le temps dans le village qui n’a pas grand chose pour lui… SMS de Jean-Michel arrivé à Sahagun, deux étapes plus loin !  


Bon à savoir :
l’Albergue Santa Clara des Soeurs Clarisses : 5€/nuit - 7€/p chambre de deux. Tout défraîchi mais propre.

dimanche 20 octobre 2013

J15 - Di 20/10/2013 : Castrojeriz -> Fromista (26,1 km)


Encore une superbe étape aujourd’hui dans la meseta ! Départ tôt dans l’espoir d’assister au lever du soleil au sommet de la meseta de Mosterales (900 m d’altitude) mais le ciel, au loin, est couvert de nuages, des conditions qui ne sont pas propices à offrir un beau spectacle matinal. Après quelques minutes d’attente d’un improbable lever de soleil flamboyant, je continue ma progression sur le plateau de Mosterales avant d’amorcer une descente affichée à 18% vers la Fuente del Piojo. Un habitant local propose pour quelques sous (donativo) quelques rafraîchissements et victuailles… Je m’arrête pour prendre un café, le soleil fait son apparition et illumine la meseta alentour...

Trois heures plus tard, entrée dans le village Itero de la Vega. Son café-auberge, à l’entrée du village, “m’offre”, si je puis dire, pour 4€, un exécrable bocadillo de pain sec. Le ciel sombre joue à cache-cache avec le soleil durant toute la matinée. Par moments, il présente de belles lumières sur la meseta où s’égrènent le chant des bruants proyers et le cri râpeux des alouettes calandres. 

Boadilla del Camino, 12 sons de cloches… Pause cerveza, à côté de l’église, à l’albergue “En el Camino” au cadre serein et aux propriétaires accueillants. J’y resterais bien si je n’avais pas rendez-vous aujourd’hui, à Fromista, avec mon ami David...

Canal de Castille menant à Fromista
Un troupeau de mouton accompagne ma marche sur quelques centaines de mètres à la sortie du village. L’automne s’annonce à travers le feuillage coloré des peupliers et des roseaux phragmites qui bordent le canal de Castille menant à Fromista. Un SMS de Jean-Michel m’annonce : “Chinches au refuge municipal”. Aussi, je décide de privilégier cette fois une auberge privée, Estrella del Camino (8€). L’accueil n’est pas des plus chaleureux, l’espace vital dans le dortoir réduit à sa plus simple expression, local sombre et peu aéré. Bref, je le déconseille…

19h00 : arrivée de mon ami David par le train. Retrouvailles…

samedi 19 octobre 2013

J14 - Sa 19/10/13 : Hornillos del Camino - Castrojeriz (18,5 km)

Il a plu cette nuit et les nuages sont largement présents ce matin … À la sortie du village, je dépasse Tom, un danois à la mine patibulaire croisé la veille comme une âme en peine au bar-resto du village. Son sac est à moitié ouvert, il me dit se perdre de nombreuses fois lorsqu’il chemine à l’aube… Même si le chemin est généralement bien balisé, dans l’obscurité il est difficile de localiser les repères… Je dépasse Tom, non sans oublier de lui souhaiter, comme le veut la tradition, un Buen camino

Le jour se lève progressivement et laisse découvrir une meseta tout en contraste avec des sols crayeux, blancs, qui contrastent avec d’autres d’un brun prononcé, ponctués des fruits rouges d’églantiers de saison… Cette meseta m’inspire, on y trouve le silence et seules quelques éoliennes au loin nous rappellent que la civilisation n’est pas loin…

Deux heures plus tard, arrivée à Hontanas, un village abrité au fond d’une vallée dont les photos illustrent de nombreux sites web. L’arrivée dans le village est l’espoir d’une pause à l’abri du vent qui souffle sur les plateaux. Ce n’est pas pour rien que ces villages sont blottis au fond de vallées : plus frais en été et à l’abri du vent glacial l’hiver. L’homme a toujours su choisir au mieux son habitat… Je retrouve Edouardo au bar du village où nous déjeunons. C’est devenu presque une tradition : départ le ventre vide, petit-dej 2 à 3 heures plus tard dans le premier village de l’étape.


Ancien monastère de San Anton… Deux ouvertures dans le mur où auparavant on approvisionnait les pèlerins en nourriture. On y trouve des messages et des intentions (photos). Les derniers km longent la route. Le village de Castrojeriz tout en longueur s’étire sur plus de 3 km et présente trois églises au moins, une à chaque extrémité et une au centre de la Plaza Major où se situe l’Albergue San Esteban. Expo de photos dans l’auberge. Joli village...

Plusieurs de nos amis pèlerins ont fait de plus grandes étapes. La quiétude et le calme qui règnent maintenant contrastent avec les précédents jours où nous nous retrouvions souvent à plusieurs autour d’un verre. En chemin, ce matin, j’avais à la fois la nostalgie d’avoir laissé des amis me devancer et à la fois la joie de trouver une quiétude et une solitude plus propices à faire “mon” chemin. Mais cette année, je ne suis pas pressé, j’ai décidé de prendre mon temps… Marcher ou courir, c’est une question qui revient en chemin… Arrivé à l’Albergue municipal San Esteban, la réponse m’est donnée par une carte qui traîne à côté de mon lit, comme un message : Todo el mundo corre pero nadie va a ningun lugar (...).


Après la sieste, Eduardo et moi montons voir el “Castillo”, le château fraîchement restauré qui offre au sommet de la colline un splendide panorama à 360° sur la meseta alentour. Tout le long de la montée se trouvent des cavités dans le calcaire; ce sont d’antiques bodegas et des maisons troglodytes, certaines restaurées et encore habitées.

Le soir, repas à l’Albergue avec Eduardo et un anglais qui fait la route Rome - Santiago - Rome - Jérusalem. Sans famille, sans travail, il a le temps…


vendredi 18 octobre 2013

J13 - Ve 18/10/13 : Burgos -> Hornillos del Camino (20 km)


Petite étape de 20 km… La moitié, à la sortie de Burgos, sans grand intérêt, à proximité des routes et d’une voie ferrée, mais ensuite, après Rabé de las Calzadas, on rentre de plein pied dans la meseta. Un petit vent rafraîchit l’atmosphère mais mes oreilles rougissantes ne s’y trompent pas, le soleil tape dur ici ! Plus loin, une (autre) écrevisse, une vraie, traverse le chemin !


Parti de bon matin, Jean-Michel atteindra certainement Hontanas, 10 km plus loin alors qu’Eduardo et moi ferons étape à Hornillos del Camino. Si je n’avais pas rendez-vous à Fromista dimanche avec mon ami David rencontré l’an passé sur le Camino del Norte, je pourrais marcher plus et prendre de l’avance, me dis-je. Mais à quoi bon presser le pas alors que je ne suis pas pressé par le temps… Quel luxe !



Le village d’Hornillos a une auberge municipale et une nouvelle auberge privée - El Almar - depuis quelques mois. Je déroge exceptionnellement à ma règle de privilégier les “municipal” et je m’arrête au ‘privado’ avec Eduardo. Propriétaire super sympa, auberge clean, gestion basée sur la confiance. Une bonne adresse ! Et pour les collectionneurs de cachets de credentiales, ici, c’est incontestablement le plus beau du Camino !


Le symbole du village est un coq (ou une poule ?). Le proprio m’explique que l’histoire remonte au temps napoléonien où les troupes traversèrent le village. Profitant de la présence des habitants à la messe, ils tuèrent toutes les poules et les cachèrent dans leur tambour. Toutes mortes… sauf une qui cria lorsque les habitants sortirent de la messe. La suite se passa mal pour les grognards…


Bon à savoir :
Accueil chaleureux à l’auberge privée “El Almar”. Prix : 7€ + 1€ wifi + 1€ utilisation de la cuisine